Sortie du port de Nice

                                                                                          Sortie du port de Nice
Partant du Jardin Albert 1er (Monument du Centenaire), le quai des Etats-Unis (ancien quai du Midi rebaptisé en 1917 lors de l'entrée en guerre des U.S.A.) conduit aux galeries-musées municipaux Raoul Dufy (n°77) et Alexis et G.A. Mossa (n°59), qui présentent les œuvres de ces artistes suivant des expositions renouvelées deux fois par an au moins.

Le quai Rauba-Capèu ("voleur de chapeau", en raison des coups de vent qui le balaient) devant lequel fut immergée, le 20 octobre 1968, la statue de N.-D. des Fonds Marins (sculpteur Alfred Gualtierotti) passe devant le Monument aux Morts (architecte Roger Séassal, sculpteur Alfred Janniet), inauguré en 1928 dans l'ancienne carrière qui permit la construction des quais et des jetées du port.

Le Port Lympia fut commencé en 1749 sous la direction de l'ingénieur militaire Antonio-Felice Devincenti (Turin, 1690-1778) qui élargit et approfondit le lac marécageux alimenté par la rivière Lympia. Ouvert à la navigation en novembre 1751, ce n'est qu'un modeste abri qui devra être étendu et dragué jusqu'en 1761. L'architecte turinois Ignace comte de Tavigliano envisage de l'entourer d'une ville nouvelle centrée sur une vaste Place Royale, projet qui sera abandonné. En 1770, le premier bassin est terminé. L'ingénieur Filippo Nicolis comte de Robilante entreprend de creuser le bassin intérieur mais le port restera inachevé, sans quai. Ce n'est qu'en 1880 qu'il atteindra ses dimensions définitives; ses finitions datent du début du siècle. Divers agrandissements concernant l'avant-port, les derniers autour de 1975, lui ont permis d'accueillir les plus grands ferries, améliorant les liaisons avec la Corse (plus de 500 000 passagers par an).

Au fond, il est dominé par la place Île de Beauté bordée d'immeubles à portiques aux façades rouges rehaussées de bas -reliefs et de balcons. A l'ouest, la maison Pie-Astraudo date de 1844-50; à l'est, celle d'Honoré Malbequi de 1885-90; elles encadrent l'église N.-D. du Port achevée en 1853 (architecte Jules Febvre), réfection à l'identique après les dégâts subis lors de la guerre. A l'intérieur on remarquera surtout le Chemin de Croix, toiles de la fin du XIXème siècle d'inspiration préraphaélite qui ne sont pas signées mais que certains attribuent à Emmanuel Costa.

[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le samedi 24 mai 2008 05:05

l'Histoire de Nice

Une histoire riche et mouvementée
Terra-Amata (la Terre Folle) conserve l'un des plus vieux foyers aménagés dans le monde, sur une plage abritée, exposée au sud, des chasseurs nomades établissaient, il y a 420 à 380 000 ans, des cabanes reconstruites chaque année. Le niveau de la mer était alors bien plus haut qu'aujourd'hui et le Paillon y débouchait par un véritable estuaire. Dans la Grotte du Lazaret (tirant son nom d'un hôpital de quarantaine des XVIIe-XVIIIe siècles voisin), d'autres nomades installèrent, il y a environ 150 000 ans une construction à plusieurs espaces, faite de peaux tendues sur un bâti de branches et fixées au sol par des rangées de pierres sèches. La grotte était protégée du vent du large par un muret qui coupait son ouverture.

A l'époque protohistorique (1er millénaire av. J.-C.), les Ligures occupent deux sites : l'un sur la colline du "Bois Sacré" dominant la vallée du Paillon (à Cimiez), l'autre sur le rocher qui avance dans la mer près de l'embouchure du Paillon, la rivière locale. Ils constitueront les pivots du développement urbain. Ces castellaras occupés par des tribus des Védiantes, sont des villages sommaires groupant des cabanes protégées par un ou plusieurs murs de pierres sèches.

Dès le VIe siècle av. J.-C. les Massaliotes, Phocéens qui, vers 600 av. J.-C. ont fondé Massalia (Marseille), établissent un comptoir commercial qu'ils baptisent Nikaïa en hellénisant le toponyme ligure pré-existant.

Celui-ci, "Nis", évoque une fontaine, un endroit humide; or on verra qu'au pied du rocher qui domine la mer jaillit une source qui sera utilisée par les marins jusqu'au XVIIIe siècle. Commerçants dépourvus d'ambitions colonisatrices, ils se trouvent en butte, au cours du IIe siècle av. J.-C., à la piraterie des tribus ligures dans la région de l'actuelle San Remo (les Ingauni) comme entre Var et Tanneron (Oxybiens et Déciates). Ils demandent aux Romains, auxquels des accords les lient depuis le Ve siècle av. J.-C., un soutien militaire.

C'est le début de la conquête romaine de la Provence avec les campagnes de Quintus Optimus en 154 av. J.-C. entre Nice et la Siagne, de Fulvius Flavius en 125 av. J.-C. dans la vallée de la Durance, de Sextius Calvinus en 124/122 av. J.-C. à Entremont. Les Romains établissent un camp militaire au pied de la colline du Bois Sacré de Cimiez, où débouche la voie venant d'Italie. La Paix Romaine établie, Cemenelum, devenue capitale de la province des "Alpes Maritimes", se transforme en une ville qui atteint son apogée au cours du IIIe siècle ap. J.-C. avec environ 20 000 habitants. Trois ensembles de thermes, des arènes, des quartiers de boutiques, témoignent aujourd'hui de cette époque. Au début du IVe siècle, le comptoir de Nicaea, christianisé par les Grecs, devient le siège d'un évêché mentionné dès 314 au concile d'Arles. Suivant une légende qui n'apparaît qu'en 1583 le premier évêque de Nice aurait été saint Bassus martyrisé au IIIe siècle sous Dèce. Indépendamment, Cemenelum aura un évêque au Ve siècle.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le samedi 24 mai 2008 04:57

. Famous . Passion .

. Famous . Passion .
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le samedi 17 mai 2008 13:14

. Famous . Passion .

. Famous . Passion .
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le samedi 17 mai 2008 12:58

famous-passion

[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le samedi 17 mai 2008 12:53